Dans 8 cas sur 10, les entreprises qui viennent nous voir chez Cartelis commencent par la même phrase : « on cherche un logiciel CRM ». Notre première question est toujours la même : pourquoi ?
Le premier instinct est de comparer des logiciels. Salesforce ou HubSpot ? Pipedrive ou Sellsy ? On plonge dans les comparatifs, on demande des démos, on collecte des devis.
Le problème, c’est que le choix du logiciel n’est qu’une brique d’un projet CRM Commercial et pas la première. Un projet CRM réussi commence par la clarification des objectifs business, la cartographie des process commerciaux et la définition des besoins fonctionnels réels (cas d’usage). L’outil vient ensuite. D’expérience, quand ce travail amont est bien fait, le choix se réduit naturellement à deux ou trois options crédibles.
Fruit de 10 années d’accompagnement CRM, ce guide présente les étapes clés d’un Projet CRM Commercial, du cadrage initial au pilotage de la performance une fois le logiciel déployé.
Sommaire
- Comprendre ce qu’est un CRM Commercial (et ce que ce n’est pas)
- Phase de cadrage : là où se joue 80 % de la réussite de votre projet CRM
- Structurer vos process commerciaux avant de penser outils
- Grille de lecture pour choisir votre Logiciel CRM Commercial
- S’entourer des bons partenaires
- Piloter et améliorer la performance de votre CRM
Cartelis est un cabinet de conseil opérationnel CRM.
Nous aidons nos clients à structurer et exploiter pleinement leur dispositif CRM / Relation client.
- Cartographie & analyse des parcours clients
- Analyse avancée de la base clients / actions marketing
- Définition des programmes relationnels
- Architecture CRM & choix des solutions
- Mise en place datamart & flux de données
- AMOA projet CRM & paramétrage scénarios
- Pilotage & Amélioration de la performance
CHAPITRE 1 – Comprendre ce qu’est un CRM Commercial (et ce que ce n’est pas)
CRM Commercial, CRM Vente, CRM Sales : de quoi parle-t-on ?
Un CRM Commercial est un logiciel utilisé par les équipes de vente pour gérer l’ensemble de leur activité commerciale : prospection, suivi des opportunités, gestion du pipeline, closing, relation client, reporting. C’est la famille historique du CRM (Customer Relationship Management), celle qui existe depuis les années 1990, bien avant que les plateformes de marketing automation ne viennent brouiller les cartes.
Les termes « CRM Vente », « CRM Sales », « CRM force de vente » et « CRM de vente » sont des synonymes. En français, « CRM Commercial » et « CRM Vente » sont les plus courants. « CRM Sales » est l’équivalent anglo-saxon, très utilisé chez les éditeurs américains et dans le jargon des professionnels du conseil.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un CRM Commercial ne doit pas être confondu avec un CRM Marketing. Les deux partagent l’acronyme « CRM » mais :
- S’adressent à des équipes différentes : commerciaux vs marketeurs.
- Couvrent des fonctions différentes : pipeline et prévisions vs campagnes et automation.
- Suivent des modèles de pricing complètement différents : au nombre d’utilisateurs vs au volume de contacts (et/ou d’envois).
Pourquoi le CRM Commercial est le socle, pas un « nice to have »
Sans CRM de vente, l’activité commerciale repose sur la mémoire individuelle des commerciaux, des fichiers Excel non synchronisés et des reporting manuels. Le pipeline n’est pas clairement visualisé, les prévisions de CA sont des estimations au doigt mouillé et chaque départ de commercial emporte avec lui des mois d’intelligence relationnelle.
Les conséquences sont concrètes et mesurables. Ce sont des opportunités qui se perdent faute de relance systématique : pas par manque de compétence, mais par manque de système. Le directeur commercial n’a pas de vision consolidée de l’activité : il manage au déclaratif, en demandant à chaque commercial « où en es-tu ? » plutôt qu’en s’appuyant sur des données factuelles. Et quand la direction générale demande un prévisionnel de CA pour le trimestre suivant, la réponse relève davantage de l’intuition que de la projection.
Un CRM Commercial rend l’activité de vente visible, partagée et pilotable :
- Visible, parce que chaque opportunité est tracée dans un pipeline structuré.
- Partagée, parce que l’information n’est plus enfermée dans la boîte mail d’un seul commercial.
- Pilotable, parce que les données permettent de prendre des décisions fondées : recruter, réallouer, coacher, investir.
Le CRM Commercial n’est pas un luxe, mais un seuil de maturité : il marque le moment où l’organisation commerciale passe d’un fonctionnement artisanal (qui a ses vertus, mais qui ne passe pas à l’échelle) à un fonctionnement industrialisé capable de soutenir la croissance.
Si vous hésitez encore sur l’utilité d’un CRM pour votre force de vente, nous avons consacré un article entier à la question : CRM et Force de vente : pourquoi vos commerciaux ne peuvent plus s’en passer.
CRM et ERP : deux outils complémentaires, pas interchangeables
La différence est simple :
- Un ERP (Enterprise Resource Planning) gère les opérations internes : comptabilité, stocks, production, achats.
- Un CRM Commercial gère la relation client et l’activité de vente.
Les deux doivent communiquer (les devis émis dans le CRM alimentent la facturation dans l’ERP, les données de commande remontent dans le CRM pour enrichir la vue client…), mais l’un ne remplace pas l’autre. C’est un point que nous clarifions en détail dans notre article CRM vs ERP : quelles différences ?
Chapitre 2 – Phase de cadrage : là où se joue 80 % de la réussite de votre projet CRM
Le cadrage, c’est la phase que la plupart des entreprises veulent sauter et c’est celle qui conditionne tout le reste. Un projet CRM Commercial mal cadré, c’est un logiciel choisi pour les mauvaises raisons et des équipes qui rejettent l’outil parce qu’il ne correspond pas à leur réalité. Voici quelques conseils pour réussir le cadrage de votre Projet CRM Sales.
#1 Commencez par les objectifs : qu’attendez-vous de votre CRM ?
Le piège le plus fréquent que nous observons chez nos clients : se lancer dans un inventaire fonctionnel (« on veut du lead scoring, un pipeline Kanban, de l’IA générative, un reporting temps réel… ») avant d’avoir répondu à la question de base : qu’est-ce que ce CRM doit changer concrètement dans votre activité commerciale ?
Un objectif bien formulé ressemble à ceci : « réduire le taux de deals perdus par défaut de suivi de 25 % à 10 % en 6 mois » ou « fiabiliser les prévisions de vente à ± 15 % ». Un objectif mal formulé ressemble à ceci : « améliorer l’efficacité commerciale » ou « digitaliser la relation client ». Le premier guide des décisions concrètes. Le second ne guide rien du tout.

Définir 3 à 5 objectifs prioritaires, les prioriser par impact business et les valider avec la direction : c’est le point de départ de tout projet CRM qui tient la route.
#2 Cartographiez vos process commerciaux
Un CRM ne crée pas de process, il outille ceux qui existent. Si vos étapes de vente ne sont pas clairement définies, si les critères de qualification d’un lead sont flous, si le passage de relais entre marketing et commerce est inexistant, le CRM va rendre ces lacunes visibles. C’est inconfortable mais salutaire.
Le travail de cartographie consiste à répondre à des questions simples mais structurantes :
- Par quelles étapes passe un prospect entre le premier contact et la signature ?
- Qui fait quoi à chaque étape ?
- Quels sont les critères de passage d’une étape à la suivante ?
- Où se perdent les leads aujourd’hui ?
- Etc.
Ce diagnostic nourrit le cahier des charges CRM, le document qui formalisera vos besoins et servira de base à la consultation des éditeurs.
Téléchargez notre modèle de Cahier des Charges CRM
Nous avons préparé un modèle de Cahier des Charges CRM pour vous aider à structurer l'expression de votre besoin CRM et formaliser vos attentes. N'hésitez pas à le télécharger, on vous en fait cadeau 🙂
#3 Faites-vous accompagner pour l’AMOA CRM
Un projet CRM Commercial mobilise plusieurs parties prenantes dont les intérêts ne convergent pas toujours :
- L’éditeur veut vendre des licences, idéalement la version la plus complète.
- L’intégrateur a un intérêt objectif à ce que le périmètre soit le plus large possible plus de modules, plus de développements spécifiques, plus de jours facturés.
C’est humain, c’est le fonctionnement normal du marché. Mais cela signifie que personne autour de la table ne porte naturellement l’intérêt du client, sauf le client lui-même. Et le client, justement, n’a souvent ni l’expertise CRM ni la disponibilité pour challenger les recommandations techniques qu’on lui fait.
C’est le rôle d’un cabinet d’AMOA CRM (assistance à maîtrise d’ouvrage).
Concrètement, un AMOA CRM intervient sur trois temps du projet :
- Avant le choix de l’outil : il cadre le besoin, anime les ateliers métiers, rédige le cahier des charges et structure l’appel d’offres. C’est lui qui s’assure que les objectifs du projet sont clairs et que les critères de sélection reflètent vos priorités, pas celles de l’éditeur.
- Pendant le déploiement : il supervise les travaux de l’intégrateur, valide que le paramétrage correspond au cahier des charges, arbitre les demandes de changement de périmètre et protège le planning et le budget.
- Après la mise en production : il accompagne la conduite du changement, vérifie que l’adoption se met en place et pilote les ajustements de la première année.
Chez Cartelis, c’est exactement le rôle que nous jouons. Nous ne sommes ni éditeur ni intégrateur. Nous n’avons aucune licence à vendre, aucun partenariat commercial à défendre. Notre seul engagement est que le projet CRM atteigne les objectifs définis au cadrage, dans le budget prévu. C’est cette indépendance qui fait la valeur d’un AMOA et c’est pour cela que séparer celui qui conseille de celui qui déploie est, à nos yeux, une bonne pratique non négociable sur les projets structurants.
#4 Anticipez (tous) les coûts dès le départ
Le budget d’un projet CRM Commercial ne se résume pas au prix des licences et c’est là que la plupart des mauvaises surprises naissent. Quand un éditeur annonce « 49 €/utilisateur/mois », l’entreprise fait une multiplication rapide (49 × 20 commerciaux × 12 mois = 12 000 €/an) et considère le sujet budgétaire réglé. La réalité est très différente.
Le coût total d’un projet CRM se décompose en quatre postes :
- Les licences : de 15 à 150 €/utilisateur/mois selon l’éditeur et le niveau de fonctionnalités CRM. Attention aux effets de palier : les fonctionnalités dont vous avez réellement besoin (reporting avancé, automatisation, intégrations API) sont rarement dans la version d’entrée de gamme. Chez Salesforce, le passage de l’édition Starter à l’édition Enterprise multiplie le prix par 4.
- L’intégration : c’est le poste le plus sous-estimé et souvent le plus lourd. Il comprend le paramétrage de l’outil, la migration des données existantes, les développements spécifiques, la construction des connecteurs avec votre SI (ERP, messagerie, outils métiers)…Pour une PME avec un périmètre standard, comptez 15 000 à 40 000 €. Pour une ETI avec des intégrations complexes, des workflows spécifiques et plusieurs équipes à embarquer, la facture peut monter à 80 000 – 120 000 €.
- La formation et la conduite du changement, qui comprend des sessions de formation initiale, l’accompagnement des power users, la constitution de la documentation interne, les ateliers de prise en main…Sous-dimensionner ce poste est la première cause d’échec d’adoption. Prévoyez 5 à 10 % du budget total du projet.
- La maintenance et les évolutions : les ajustements post-déploiement (les 3 à 6 premiers mois révèlent toujours des besoins non anticipés), le déploiement des nouvelles fonctionnalités au fil de la montée en maturité des équipes, les mises à jour liées aux évolutions de l’éditeur, etc.
Pour donner un ordre de grandeur concret : une PME de 20 commerciaux qui déploie un CRM de milieu de gamme (HubSpot Sales Hub Pro, Salesforce Pro, Sellsy) doit prévoir un budget total de 30 000 à 80 000 € la première année, tout compris. Les licences ne représentent souvent que 20 à 35 % de cette enveloppe.
Le piège classique : ne budgéter que les licences, lancer le projet, puis découvrir que l’intégration, la migration de données et la formation coûtent trois fois plus que prévu, avec un budget déjà engagé et aucune marge de manœuvre. C’est précisément pour éviter ce scénario que le cadrage amont, avec une estimation budgétaire réaliste, est indispensable.
Le point de vue Cartelis
Le cadrage est la phase qui coûte le moins et qui rapporte le plus. Un cadrage rigoureux de 4 à 6 semaines peut faire économiser des mois de dérive et des dizaines de milliers d’euros sur le reste du projet. C’est un investissement, pas une dépense.
Structurer vos process commerciaux avant de penser outils
Le cadrage a posé les objectifs et les besoins. L’étape suivante consiste à structurer les process que le CRM va outiller. C’est un travail que beaucoup d’entreprises négligent (et qu’elles regrettent ensuite).
Le pipeline commercial : la première chose à modéliser dans votre CRM
Un CRM Commercial sans pipeline de vente bien structuré, c’est un carnet d’adresses amélioré. Le pipeline modélise les étapes par lesquelles passe chaque opportunité : premier contact, qualification, découverte, proposition, négociation, closing (gagné ou perdu). Chaque étape a des critères de passage clairs, une durée moyenne et un taux de conversion attendu.
Ce travail de modélisation du pipeline se fait avant le déploiement du CRM, pas pendant, et il doit refléter la réalité de votre cycle de vente, pas un modèle théorique copié d’un livre. Un pipeline trop simplifié (3 étapes) ne permet pas de piloter finement. Un pipeline trop détaillé (12 étapes) décourage les commerciaux. Le bon équilibre se situe généralement entre 5 et 7 étapes, adaptées à votre activité.
Vos données sont-elles prêtes pour un CRM ?
Un CRM force de vente ne vaut que ce que valent les données qu’on y met. Garbage in, garbage out. Avant de migrer vos contacts dans le nouveau CRM, il faut nettoyer vos données (doublons, données obsolètes), normaliser (notamment les formats de téléphone, adresses, noms de sociétés) et enrichir pour combler les données manquantes sur les comptes clés.
Attention, le nettoyage initial ne suffit pas, il va aussi falloir mettre en place des règles d’hygiène pérennes : champs obligatoires à la saisie, contrôles de cohérence, revue périodique de la base. Sans cela, la qualité se dégrade en quelques mois et le CRM perd de sa fiabilité…ce qui alimente le cercle vicieux du « personne ne fait confiance aux données du CRM, donc personne ne l’utilise », etc.
Ce que l’automatisation change (vraiment) dans le quotidien d’un commercial
Au-delà du pipeline, un CRM Vente structure aussi tout ce qui fait vivre la relation commerciale au quotidien et notamment les relances, qui sont le parent pauvre de la plupart des organisations commerciales.
La réalité terrain : un commercial gère 30 à 80 comptes en parallèle. Sans système, les relances reposent sur sa mémoire et son agenda. Or, relancer un prospect au bon moment, par le bon canal, avec le bon message, c’est ce qui fait la différence entre un deal qui avance et un deal qui meurt en silence.
Le CRM permet de systématiser ce suivi sans le déshumaniser.
Concrètement, cela passe par plusieurs mécanismes :
- Les séquences de relance automatisées : un prospect n’a pas répondu après une proposition ? Le CRM déclenche un email de relance à J+5, une notification au commercial à J+10 pour un appel, une escalade au manager à J+20 si le deal reste inactif. Le commercial garde la main sur le contenu, mais le CRM garantit que rien ne tombe dans l’oubli.
- Les alertes et rappels contextuels, du type « cette opportunité est inactive depuis 14 jours », « le contrat de ce client arrive à échéance dans 30 jours », « ce lead a visité la page pricing hier ». Ces notifications transforment le CRM en copilote du commercial. Pas en surveillant, mais en assistant qui lui signale les actions à mener.
- L’attribution et la rotation des leads : quand un lead entre dans le CRM (que ce soit via le site web, un salon, une campagne marketing), il doit être affecté au bon commercial selon des règles prédéfinies (zone géographique, secteur, taille d’entreprise, charge de travail). Sans cette mécanique, les leads s’accumulent dans une file d’attente que personne ne regarde.
- Les templates et modèles de communication : emails de suivi post-rendez-vous, propositions commerciales, relances de devis en attente. Le CRM stocke des modèles que le commercial peut personnaliser en quelques clics. C’est à la fois un gain de temps considérable et un levier d’homogénéité dans la qualité de communication de l’équipe.
L’enjeu de fond est simple : un commercial doit passer son temps à vendre, pas à gérer de l’administratif. Plus les tâches répétitives sont automatisées et les process de suivi cadrés, plus le commercial se concentre sur ce qui crée de la valeur, la relation, l’argumentation, le closing.
Grille de lecture pour choisir votre Logiciel CRM Commercial
C’est la section que la plupart des visiteurs viennent chercher. Nous y répondons mais en la replaçant dans le contexte du projet. Si les étapes précédentes ont été bien faites, le choix du logiciel CRM n’est plus un saut dans le vide mais le fruit d’une décision éclairée.
Quelques repères pour comprendre le marché des CRM de Vente
Le marché compte des dizaines et des dizaines de CRM de vente. Pour s’y retrouver, il faut d’abord comprendre qu’ils ne jouent pas tous dans la même catégorie.
Voici une grille de lecture simple qui couvre l’essentiel du marché.
| Famille | Profil type | Prix indicatif | Forces | Limites |
|---|---|---|---|---|
| Suites tout-en-un (Salesforce, HubSpot, Dynamics 365, Zoho) |
|
50-150 €/user/mois + intégration conséquente |
|
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| Spécialistes du pipeline (Pipedrive, noCRM) |
|
15–50 €/user/mois, déploiement rapide |
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|
| Solutions françaises (Sellsy, Axonaut) |
|
25–50 €/user/mois, offres packagées CRM + compta |
|
|
| CRM verticaux / sur mesure (INES CRM, Eudonet, développements internes) |
|
Variable, souvent 50–200 €/user/mois |
|
|
Le « meilleur CRM » n’existe pas dans l’absolu. Le meilleur CRM pour VOTRE organisation, c’est celui qui correspond à vos process, à la taille de votre équipe, à votre budget et à votre écosystème SI existant. Salesforce est la référence pour les organisations complexes, mais c’est surdimensionné (et trop cher) pour une PME de 10 commerciaux. Pipedrive est redoutable de simplicité, mais il atteindra ses limites si vous avez besoin de marketing automation intégré ou de reporting multi-entités.
Les outils de prospection : compléments du CRM (pas substituts)
Les outils de prospection commerciale (LinkedIn Sales Navigator, Kaspr, Lemlist, Pharow) se sont multipliés ces dernières années. Ces outils servent à identifier de nouveaux prospects, à obtenir leurs coordonnées et à automatiser les premières séquences de prise de contact. Ce sont des accélérateurs puissants, mais, disons-le clairement, ce ne sont pas des CRM.
Ne confondez pas outils de prospection et CRM.
L’enjeu est de connecter ces outils à votre CRM Commercial pour que les leads générés entrent automatiquement dans le pipeline, sans ressaisie et sans perte d’information. C’est une question d’architecture et de flux de données, un sujet que nous traitons systématiquement dans nos missions de cadrage.
Nous allons publier une série d’articles dédiés au choix du CRM selon votre profil et votre secteur : CRM pour PME, CRM pour TPE, CRM SaaS, CRM Industrie, CRM français, CRM sur mesure. Ces guides sont en cours de publication et seront accessibles depuis le menu latéral de ce guide.
Qui pour vous accompagner sur votre projet CRM Commercial ?
Un projet CRM Commercial mobilise trois types d’acteurs et savoir qui fait quoi est indispensable pour que le projet tienne la route.
Éditeur, intégrateur, consultant CRM : qui fait quoi ?
Pour résumer en quelques mots la différence entre ces acteurs :
- L’éditeur fournit le logiciel (Salesforce, HubSpot, Pipedrive…). Il développe le produit, gère les mises à jour et assure le support technique de premier niveau.
- L’intégrateur déploie le logiciel dans votre environnement. Il paramètre l’outil, développe les personnalisations, migre les données, construit les connecteurs avec votre SI et forme les équipes. C’est un prestataire technique, souvent certifié par l’éditeur.
- Le consultant CRM (le rôle que joue Cartelis) intervient en amont et en surplomb : il cadre le besoin, rédige le cahier des charges, pilote l’appel d’offres et supervise le déploiement dans l’intérêt du client. Son indépendance vis-à-vis des éditeurs est ce qui garantit un conseil objectif.
Les trois sont souvent nécessaires, mais leurs intérêts ne sont pas toujours alignés. L’éditeur veut vendre des licences. L’intégrateur veut vendre des jours de prestation. Le client veut un outil qui fonctionne, adopté par ses équipes, pour le bon budget. Un cabinet indépendant est le garant de cet équilibre.
Pour une analyse détaillée de ces rôles, consultez notre article Prestataires CRM : éditeur, intégrateur, consultant.
Comment choisir son intégrateur CRM ?
Le choix de l’intégrateur est presque aussi structurant que le choix du logiciel. Les critères à évaluer sont les suivants : l’expertise certifiée sur l’éditeur retenu, les références dans votre secteur ou pour votre taille d’entreprise, la méthodologie de déploiement (agile, lotifiée), la capacité à former vos équipes (et pas uniquement à déployer) et enfin l’engagement sur un planning et un budget.
Le piège à éviter, c’est de choisir l’intégrateur avant d’avoir choisi l’outil ou, pire, de laisser l’intégrateur orienter le choix vers sa solution partenaire. C’est la recette pour se retrouver avec un CRM qui correspond aux compétences du prestataire, pas aux besoins de votre organisation.
Piloter et améliorer la performance de votre CRM Commercial
Le CRM est déployé, les équipes sont formées, les premiers deals sont suivis dans le pipeline. Le projet CRM est terminé ? Non. Le déploiement n’est pas la fin du projet, c’est le début de la création de valeur.
L’adoption par les équipes : le facteur n°1 de succès (ou d’échec) d’un Projet CRM
Les premiers mois post-déploiement sont critiques car c’est là que se joue l’adoption ou l’abandon du CRM par les utilisateurs. Et donc, la réussite ou l’échec du Projet CRM.
Voici les leviers d’adoption que nous recommandons systématiquement pour maximiser la prise en main et l’adoption du CRM par les équipes commerciales :
- Impliquer les commerciaux dès le cadrage : pas uniquement à la formation finale. S’ils ont participé à la définition des process, ils se reconnaîtront dans l’outil.
- Commencer par ce qui leur simplifie la vie : synchronisation email automatique, pipeline visuel, fin du double reporting Excel. Les quick wins doivent être perceptibles dès la première semaine.
- Former en continu : pas un one-shot de 2 heures le jour du lancement. Des sessions courtes, régulières, ciblées sur les usages réels.
- Avoir un sponsor fort côté direction : si le directeur commercial utilise le CRM lui-même et fonde ses réunions de pilotage sur les données du CRM, le message est clair.
3 familles de KPI pour savoir si votre CRM crée de la valeur
Une fois le CRM en production, trois familles d’indicateurs permettent de piloter son efficacité :
- Les KPI d’adoption, pour vérifier que l’outil est utilisé : taux de connexion quotidien, taux de remplissage des champs clés (montant, étape, date de closing), nombre d’opportunités créées par commercial et par semaine. Si ces métriques sont basses, c’est un signal d’alerte sur l’adoption.
- Les KPI de performance commerciale, pour mesurer l’impact business : taux de conversion par étape du pipeline, durée moyenne du cycle de vente, valeur du pipeline, taux de closing (win rate), précision des prévisions de vente. Ces indicateurs sont la raison d’être du CRM : ils doivent s’améliorer au fil du temps.
- Les KPI de qualité des données, pour garantir la fiabilité du système : taux de doublons, taux de fiches incomplètes, fraîcheur des données (date de dernière mise à jour). Des données de mauvaise qualité sapent la confiance dans l’outil et faussent les analyses.
L’enjeu n’est pas de suivre 50 indicateurs, mais d’en choisir 5 à 7 et de les piloter activement. Pour un guide détaillé, consultez notre article KPI commerciaux : les indicateurs incontournables.
Le CRM est un outil vivant
Un projet CRM Commercial ne se termine jamais vraiment. Les process évoluent, les équipes grandissent, les besoins se précisent. L’outil doit suivre. Prévoir une revue trimestrielle des usages, des ajustements de paramétrage et des formations complémentaires est le meilleur moyen de protéger votre investissement dans la durée.
Ce guide est la porte d’entrée de notre silo de contenus sur le CRM Commercial. Voici quelques ressources complémentaires :
Cartelis vous accompagne dans votre Projet CRM Commercial
Un projet CRM Commercial réussi ne commence pas par un choix de logiciel. Il commence par un cadrage rigoureux : clarifier vos objectifs, cartographier vos process de vente, formaliser vos besoins, puis (seulement après) sélectionner l’outil et le partenaire qui correspondent à votre réalité.
C’est exactement notre métier chez Cartelis. Depuis plus de 10 ans, nous accompagnons des PME et ETI dans le cadrage, le choix d’outils et le déploiement de leurs projets CRM. Nous sommes indépendants des éditeurs : nous ne revendons pas de licences, nous ne touchons pas de commission. Nous recommandons la solution qui convient à votre organisation, pas celle qui nous rapporte le plus.
Concrètement, nous intervenons sur trois temps :
- Le cadrage : diagnostic des process commerciaux, définition des objectifs, rédaction du cahier des charges, pilotage de l’appel d’offres.
- Le déploiement : supervision de l’intégration, recette fonctionnelle, coordination avec l’intégrateur dans votre intérêt.
- L’adoption : conduite du changement, formation des équipes, pilotage des premiers mois d’utilisation.
Vous avez un projet CRM Commercial ? Parlons-en.